Lorsqu'on adopte un enfant, ce n'est pas dans un but humanitaire. Mais on est souvent, dans cette démarche, mis en face d'un monde de misère. Un enfant s'en sortira, le nôtre. Mais les autres?
Imaginez ce que peut penser l'enfant qui s'en est sorti. Sa famille (s'il en a encore, et c'est le cas d'Angélina) est restée là bas, dans la misère et la guerre. Ses anciens amis sont peut être dans un drôle d'état si les parents n'ont pas de quoi leur donner à manger.

J'ai souvent senti chez Angélina ce questionnement de savoir ce que sont devenus les autres dans cette misère qui était la sienne et qui l'a ammenée à se faire adopter. Je pense qu'un engagement dans l'aide humanitaire est une façon pour elle de répondre un peu à ces préoccupations.